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1965-1977: Le Chœur du Festival d’Edimbourg Suggérer par mail


Le Chœur résident du Festival étant tombé en défaveur – notamment Otto Klemperer refuse de continuer à travailler avec lui – Lord Harewood, directeur du Festival d’Edimbourg décide de créer un chœur écossais local, et Alexander Gibson propose à Arthur Oldham d’en prendre la direction.

La Huitième Symphonie de Mahler, prévue pour la séance inaugurale (1965), exige de nombreux choristes et un chœur d’enfants. Arthur recrute 240 adultes et 100 garçons, et répète au Usher Hall avec un pianiste de première classe, Michael Lester Cribb, par ailleurs directeur musical du Fettes College. Le concert avec Alexander Gibson à la tête du Scottish National Orchestra, est un succès et le chœur est retenu comme chœur permanent pour redonner l’oeuvre en 1966.


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Edimbourg – Usher Hall où se produit de Chœur du Festival
Avec l'autorisation de Steve Perry, Marketing Officer (Usher Hall)

 La troisième année (1967), Herbert von Karajan est invité et propose le « Magnificat » de Bach. A l’issue de la première répétition il félicite Arthur et le chœur. Puis, lors d’une conférence de presse, il déclare avoir plus progressé en une heure avec ce chœur qu’en deux semaines avec la plupart des chœurs qu’il a connu jusque là. Il ajoute que ce chœur est l’un des trois grands chœurs d’Europe après le Singverein de Vienne et le New Philharmonia Chorus de Londres, tous deux dirigés par l’illustre Wilhelm Pitz. Cette déclaration va changer l’attitude des critiques à l’égard du chœur qu’ils considéraient jusque là comme un bon chœur local faisant de son mieux.

En 1968, le programme du Festival comporte la « Messe en Mi bémol majeur » de Franz Schubert et le « War Requiem » de Benjamin Britten. Malgré l’opposition de Peter Diamand, directeur du Festival, Arthur prend directement contact avec le chef invité, Carlo Maria Giulini, et se rend à Rome pour préparer avec lui les répétitions du choeur. Bien que sortant d’une répétition de Cosi Fan Tutte à l’opéra, Giulini l’invite à déjeuner chez lui. La séance de travail qui suit, est amicale et très profitable. Finalement, le concert du « War Requiem » restera selon Arthur un des grands moments de sa carrière de chef de choeur.

En 1967, Arthur est amené à travailler avec Claudio Abbado pour des concerts comportant la « Symphonie de Psaumes » de Stravinsky, le « Gloria » de Vivaldi et le « Te Deum » de Verdi. Il trouve à ce chef de 34 ans un formidable talent et un indéniable charisme. Claudio Abbado lui signale qu’il dirige ce programme pour la quatrième fois, participant à une série de six concerts en Europe et au Canada. A ce propos, Arthur s’interroge sur ce qui sert le mieux la musique : diriger un orchestre comme Alexander Gibson en restant au même endroit et en variant le programme chaque semaine pour un même public, ou bien comme Claudio Abbado, approfondir un nombre plus limité d’œuvres et les interpréter devant des publics variés à travers le monde ?

En 1970, la Neuvième Symphonie de Beethoven est au programme du concert d’ouverture du Festival et le chef invité est Sir John Barbirolli. Arthur le rencontre à Londres pour discuter avec lui de l’interprétation de la partition. Au cours de cette séance de travail les deux hommes sont en désaccord sur un détail : la durée d’une note de transition entre un Allegro et un Poco Adagio. Arthur pense qu’elle doit être longue mais se soumet à l’opinion de Barbirolli qui la veut courte. Puis on se sépare et chacun retourne à ses occupations. Arthur part en vacances en Autriche avec sa famille. Et là, il apprend par un journal anglais que Sir John Barbirolli est décédé d’une crise cardiaque à Londres le 29 juillet. A son retour en Ecosse, Arthur trouve une lettre de Barbirolli qui, après mûre réflexion, s’est rallié à la suggestion d’Arthur. Cette lettre est perçue par Arthur comme un message d’outre tombe. Finalement le concert aura lieu le 29 août sous la direction de Sir Colin Davis.

En 1973, Arthur travaille avec Leonard Bernstein sur la Deuxième Symphonie de Mahler. Ce chef américain offre un contraste saisissant avec Carlo Maria Giulini. Il arrive au concert entouré d’une bruyante cohorte de managers et d’agents divers, tandis que le maître italien arrive seul, totalement absorbé par la partition qu’il va diriger. Lors de la première répétition, Leonard Bernstein « Lenny » se livre à un geste courant aux USA mais inhabituel en Ecosse : Alors qu’Arthur dirige au piano les exercices d’échauffement des voix des choristes, Bernstein dépose un baiser sur son crâne dégarni. Puis il passe beaucoup de temps à expliquer la musique et les implications mystiques de la musique, rendant la répétition légèrement ennuyeuse.

Le concert avec « Lenny » est un vrai numéro de cirque, le chef sautant en l’air et retombant bruyamment sur le podium. A la fin, les rappels sont nombreux et chaque fois que « Lenny » retourne en coulisse, il y est accueilli par une jeune femme qui lui tend un calice en or contenant du whisky et par un jeune homme qui lui couvre les épaules d’une cape de velours noir. Après le concert, l’orchestre, les chœurs, les solistes et le chef se retrouvent à la cathédrale d’Ely pour enregistrer un film télévisé de l’œuvre. Quinze jours plus tard, Arthur passe voir Bernstein qui répète à Vienne. Ce dernier ne le reconnaît pas.

En 1977, pour le dixième anniversaire de sa présence à la tête du chœur, Arthur compose une grande œuvre chorale et orchestrale, les « Psalms in Time of War ». Elle est donnée au cours du concert d’ouverture du Festival de la même année, sous la direction d’Alex Gibson, avec le baryton solo, Thomas Allen. L’œuvre est reçue avec enthousiasme, mais Arthur n’est pas satisfait, il trouve la partition trop surchargée, et la réécrira entièrement six ans plus tard.

La même année, Arthur quitte le Chœur du Festival d’Edimbourg, comme celui du London Symphony, pour pouvoir se consacrer au Chœur de l’Orchestre de Paris qu’il a créé l’année précédente. C’est John Currie, déjà dans la place depuis 1975, qui lui succède et qui restera à ce poste jusqu’en 1986.



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