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1976-2002: Le Chœur de l'Orchestre de Paris Suggérer par mail


Arthur et son Choeur du Festival d’Edimbourg ont travaillé à plusieurs reprises avec Daniel Barenboïm et l’Orchestre de Paris : lors de la Neuvième Symphonie de Beethoven donnée le 14 juillet 1974, Place de la Concorde à Paris. Puis lors du « Te Deum » de Berlioz donné le 11 septembre 1976 au Festival d’Edimbourg. A cette époque, Daniel commence à mener de front sa carrière de pianiste avec celle de chef d’orchestre. Selon Arthur, Daniel a des dons stupéfiants et peut être considéré, aux côtés de Benjamin Britten, comme l’un des musiciens les plus naturellement talentueux de ce siècle.

C’est au cours de cette même année que Daniel invite Arthur à venir à Paris pour tenter (le mot est intentionnel) de former un nouveau chœur pour l’Orchestre de Paris. En effet, la prudence est de règle car quelques années auparavant, Sir Georg Solti avait écarté un tel projet en disant qu’il n’y avait pas de belles voix en France.

A la suite d’une campagne de presse bien orchestrée, les candidats choristes affluent. Arthur doit en auditionner près de 1.600, dont environ 70% n’ont jamais fait partie d’un chœur et certains même n’ont jamais chanté auparavant. Finalement 240 voix sont sélectionnées. Reste à les faire chanter ensemble.


Image
 
Le 232, rue du Faubourg Saint-Honoré: La Salle Pleyel
© Gurdjieffian Net

Lors de la première répétition, Arthur constate que les voix sont splendides, offrant un grand potentiel, et que l’enthousiasme est débordant, mais la discipline naturelle est quasi absente. Il se rend compte qu’il dispose là des outils pour construire un splendide instrument mais que cela sera une tâche ardue.

L’indiscipline naturelle de ses choristes, attribuée à leur caractère latin, lui pose des problèmes. Il opte pour une méthode amusante, utilisant anecdotes et humour pour détendre l’atmosphère après les efforts intenses. Mais la reprise du travail nécessite toujours beaucoup plus de temps que prévu. Il en est de même au début de chaque répétition, la plupart des choristes continuent à bavarder avec animation dans les couloirs alors que l’heure de commencer est dépassée.

En revanche cette exubérance, si difficile à maîtriser au cours des répétitions, se transforme, selon Arthur, en un engagement total au moment du concert. Arthur dit avoir été souvent surpris de voir, lors du concert, son chœur parvenir non seulement au niveau demandé mais également surmonter les difficultés avec une aisance et une assurance inattendues.

Les premières difficultés étant surmontées, un répertoire permanent est monté. Le chœur reçoit un bon accueil des critiques et du public, ce qui entraîne des réactions d’hostilité de la part des chœurs professionnels qui se sentent menacés dans leur existence. Des manifestations bruyantes sont organisées lors de certains concerts, et le chef anglais est l’objet de basses attaques chauvines.

La troisième année, des tournées internationales sont organisées, débutant par Londres, Washington et New York, puis Berlin, Tel Aviv, Jérusalem, le Japon, l’Italie et l’Inde. C’est au cours de la tournée en Inde, qu’un petit groupe de choristes accompagne Arthur pour rendre visite à Mère Theresa dans sa mission et lui offrir un concert comportant des motets de Bruckner et des morceaux de musique de chambre. Ce grand moment d’émotion restera gravé dans la mémoire des personnes présentes.

En 1996, pour marquer le vingtième anniversaire du chœur, Arthur compose « Le Testament de Villon » sur une sélection de huit poèmes du poète. L’œuvre est donnée à la Salle Pleyel en 1997, sous la direction de John Nelson. L’œuvre est très bien accueillie par la critique et par le public. Les choristes remercieront Arthur en lui offrant neuf arbres qui décoreront le jardin de sa maison en Bourgogne.

L’activité du Chœur de l’Orchestre de Paris se poursuit selon un rythme soutenu jusqu’au départ d’Arthur en juin 2002. Le propos de cette biographie n’étant pas de faire une revue exhaustive des concerts (revue qui sera présentée dans un autre chapitre), nous ne retiendrons que quelques évènements.

Parmi les concerts fort nombreux, on se souvient en particulier du cycle Beethoven qui fera l’objet d’une quinzaine de concerts donnés en 1996-1997 à la Salle Pleyel, en compagnie de l’Orchestre de Paris, sous la direction du chef Wolfgang Sawallisch.

D’une manière générale, le Chœur de l’Orchestre de Paris se produit à la Salle Pleyel, au côté de l’Orchestre de Paris dirigé par son chef attitré.

  • Ainsi, Semyon Bychkov dirige les Nocturnes de Debussy et le Stabat Mater de Rossini puis la Messe de Requiem de Verdi (1996), la Symphonie « Résurrection » de Mahler et la Missa Solemnis de Beethoven (1998), le Survivant de Varsovie de Schönberg et Un Requiem Allemand de Brahms (1999).

  • Ensuite, Christoph Eschenbach prend la relève avec Debussy et Wagner (2001), le Freyschütz de Weber/Berlioz au cours de plusieurs concerts (2002). La même année, il dirige à deux reprises, la Grande Messe des Morts de Berlioz. A cette occasion, le Chœur de l’Orchestre de Paris chante au côté de celui de l’Armée Française.

Des chefs invités de renom, dirigent également le Chœur et l’Orchestre de Paris à Pleyel.  En 1998, au retour de sa tournée à Turin, le Chœur chante à nouveau le Requiem de Verdi, avec Carlo Maria Giulini à la tête de l’Orchestre de Paris.

  • En 1999, des œuvres de Williams, Schumann et Beethoven sont présentées à Pleyel, sous la direction de Stephen Deneve, puis ce sera Carmina Burana d’Orff avec le chef, Neeme Jarvi.

  • En 2000, le Chœur de l’Orchestre de Paris et la Maîtrise des Hauts-de-Seine chantent La Damnation de Faust, sous la direction de Georges Prêtre. Puis, sous la baguette de John Nelson, le Chœur et l’Orchestre exécutent un extrait des Francs Juges et le Te Deum de Berlioz, ils sont accompagnés par le Chœur d’Enfants dirigé par Francis Bardot et la Maîtrise de Paris dirigée par Patrick Marco. Ensuite, ce sera Beethoven et Berlioz sous la direction de Michael Gielen.

  • En 2001, le Requiem de Dvorak est exécuté sous la direction de Vladimir Fedoseyev.

Le Chœur de l’Orchestre de Paris chante également en d’autres lieux parisiens, parfois avec d’autres orchestres.

  • En 1996, l’ouverture de Benvenuto Cellini et le Te Deum de Berlioz sont exécutés au Zénith à Paris, avec les Orchestres des Conservatoires de Paris et de Lyon dirigés par Sir Colin Davis.

  • En 1997, le Choeur participe aux 4èmes Victoires de la Musique, en chantant la Marseillaise au Palais des Congrès, aux côtés de Roberto Alagna et Angela Gheorgiu, avec l’Orchestre de Paris dirigé par Jean-Claude Petit.

  • En 1999, le Chœur et l’Orchestre de Paris dirigés par Christoph Eschenbach présentent à Notre Dame de Paris, la Messe en Ut de Mozart. La même année, la Neuvième Symphonie de Beethoven est donnée à Bercy au cours d’un spectacle monté par Maurice Béjar avec la troupe de danse de l’Opéra de Paris, l’Orchestre de Paris étant dirigé par Sebastian Lang-Lessing.

  • En 2002, Béatrice et Bénédict de Berlioz est présenté à l’Opéra Comique, avec Marc Soustrot à la tête de l’Orchestre de Paris et de 60 choristes du Chœur.

De la même manière, les tournées se poursuivent.

  • En 1996, à l’auditorium de Lyon, le chœur présente Béatrice et Bénédict, La Mort de Cléopâtre et le Te Deum de Berlioz, avec l’Orchestre National de Lyon dirigé par John Fiore.

  • En 1997, au Palais Princier de Monaco, le chœur interprète Carmina Burana d’Orff, avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par James DePriest.

  • En 1998, le Chœur est invité à Turin où il accompagne durant trois concerts, l’Orchestre de la R.A.I. dirigé par Carlo Maria Giulini dans la Messe de Requiem de Verdi.

  • En 1999, après un concert Beethoven à Tours, le chœur chante La Damnation de Faust de Berlioz dans le cadre du Festival d’Orange avec l’Orchestre de Paris dirigé par Marc Soustrot.

  • En 2001, c’est l’année de la tournée au Liban. La Messe de Requiem de Verdi est donnée au Palais de Beiteddine, avec l’Orchestre de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus.

  • En octobre 2002 : le Chœur de l’Orchestre de Paris se rend à Lille. Il y retrouve l’orchestre et le chef de la précédente tournée, pour interpréter au Grand Auditorium du Siècle, le Te Deum de Berlioz, avec la Maîtrise de Paris dirigée par Patrick Marco et la Maîtrise Boréale dirigée par Bernard Dawagtère.

En juin 2002, Arthur quitte le chœur 26 ans après l’avoir créé et dirigé. C’est la fin d’une aventure souvent exaltante, vécue par près de mille choristes ayant appartenu au choeur durant cette longue période jalonnée de répétitions, de concerts et de tournées.

Le 26 juin 2002, salle Pleyel à Paris, Arthur dirige «Le Testament de Villon» à la tête du Choeur et de l’Orchestre de Paris. Ceci se passe au cours d’une soirée exceptionnelle à la mémoire de Marcel Landowski, dont deux œuvres sont également interprétées.

Le 29 juin 2002, une cérémonie est organisée au Palais de Congrès de la Porte Maillot. Tous les choristes sont présents, le discours d’adieu lu par l’un d’eux, exprime leur profonde gratitude pour les années passionnantes passées ensemble à faire de la musique à un haut niveau et surtout, pour ce qu’Arthur a apporté à chacun d’eux : « Non seulement, Arthur, ton œuvre – ce chœur – nous a amenés à nous dépasser collectivement, mais tu nous a permis de découvrir en nous-même des ressources « inestimées », révélant chacun à lui-même. »



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