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Chailly dans Brahms, deuxième partie
04-11-2013


Ceux et celles qui avaient fait le déplacement le 27 octobre dernier pour venir écouter à Paris Riccardo Chailly et le Gewandhaus de Leipzig (cf. précédente chronique) ne furent pas déçus. Il en fut de même pour le dernier concert de ce cycle Brahms dédié, ce 2 novembre, au concerto pour violon et à la quatrième symphonie.

Dans le concerto pour violon, c’est Leonidas Kavakos, le jeune violoniste grec, qui a pu montrer son immense talent. Il possède une technique parfaite, une musicalité évidente et une précision jamais prise en défaut. Comme Arcadi Volodos la semaine précédente, c'est un musicien qui aime à jouer non pas en dehors de l’orchestre mais avec l’orchestre, à croire que Riccardo Chailly choisit ses solistes à partir de ce critère. Leonidas Kavakos possède un jeu subtil et juste mais non sans prise de risque, notamment lors d’incroyables pianissimi. Dans le mouvement lent, il se tourne d’abord vers le hautboïste, se régalant de sa superbe interprétation et le soutenant du regard, avant de livrer un adagio de toute beauté. Dans le scherzo que Riccardo Chailly attaque sans coupure avec le mouvement précédent, il opte comme ce dernier pour une interprétation festive faisant bien ressortir le caractère populaire de cette musique qui est une danse hongroise avec violon obligé. La mise en place de l’orchestre est impeccable sous la baguette passionnée et fervente de Riccardo Chailly qui veille à tout, à l’unité et à la beauté du son, aux équilibres des différents pupitres et à la ligne générale. Le son de l’orchestre est vraiment somptueux, à la fois d’une grande homogénéité et d’une parfaite lisibilité qui met très bien en valeur la richesse de la musique de Brahms.

Quant à la quatrième symphonie, chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre, elle semble couler de source sous la direction précise et engagée de Riccardo Chailly. Le premier mouvement pris dans un tempo plutôt allant est construit sur la distance dans une belle énergie lumineuse. Le second mouvement donne notamment à entendre sans doute les plus beaux pizzicati du monde symphonique actuel alliant précision et finesse. Le scherzo prend ici à nouveau un caractère de danse hongroise et on entend comme jamais les traits acérés des bois par-dessus les cordes toujours présentes et légères à la fois. Le final montre à quel point Riccardo Chailly maîtrise la construction de cette musique. Le solo de flûte est aérien comme il se doit, les trombones chantent avec élégance, unissant leurs lignes dans une polyphonie parfaite, et les coups de boutoir finaux opposant cordes et cuivres sont d’une précision redoutable et d’un effet spectaculaire. Du Brahms charnu, chaud et grave à la fois, engagé et riche, d’une somptuosité sonore rare. Aimez-vous Brahms ? Du Brahms à ce niveau, oui sans aucun doute. Bravo ! On en redemande.

Salle Pleyel, 2 novembre 2013, Johannes Brahms (1833-1897), Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op.77, Symphonie n°4 en ré majeur op.98., Gewandhausorchester Leipzig, Leonidas Kavakos, Riccardo Chailly.

Raoul Naudin

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